Stacking de switch Cisco SG350X

Stacking de switch Cisco SG350X

17 juillet 2021 0 Par Mairien Anthony

Qu’est-ce que le stacking et comment le mettre en place chez Cisco ?

Toujours dans la thématique Cisco/Networking, nous allons voir ce qu’est que le principe de stacking et comment relier ensemble deux commutateurs SG350X. Sans plus attendre, commençons !

I) Le stacking

Le principe de stacking est assez simple à comprendre, il permet de regrouper plusieurs commutateurs Cisco en un seul, de façon à n’en faire qu’un seul équipement. De cette manière, avec une même IP nous pouvons gérer la stack, et donc avoir un seul switch de plusieurs dizaines de ports. Cela permet une évolutivité accrue, un usage efficace des ressources ainsi qu’une administration réseau simplifiée.

Le stacking repose sur un modèle master & backup, c’est-à-dire que sur une stack nous aurons un master, et si ce dernier venait à tomber le backup prend le relais. Le reste de la stack est composée de simples slaves, qui peuvent cependant devenir master au besoin.

Bien entendu, si un switch devient physiquement down, toutes les liaisons sur celui-ci ne sont plus fonctionnelles… il convient donc de doubler les différentes connexions dans la mesure du possible, ou bien d’utiliser certains protocoles comme Etherchannel pour créer un lien logique regroupant plusieurs liens physiques Dans le cadre d’une stack, ce protocole s’appelle aussi Cross Stack Etherchannel.

Ici, nous avons en bleu les trois liens partant de notre serveur ; chacun étant connecté à un commutateur de la Stack.
En rouge, ce sont les liens de stacking, sous forme de topologie Ring.

II) Inter-connexions des commutateurs

La première étape est de choisir de quelle manière nous allons connecter notre stack, il existe deux topologies :

  • La topologie Chain : celle-ci est la moins coûteuse, car dans cette topologie chaque commutateur est connecté à son voisin, de cette manière :

Le soucis, c’est que si l’un des commutateur vient à tomber, la stack se retrouve « coupée » à l’endroit où le commutateur est en panne, et cela peut donc impacter plusieurs autres commutateurs se trouveront en dessous de lui. Par exemple si le switch-03 vient à tomber, la stack entière perd la connexion avec switch-04 ainsi que switch-05, étant donné que c’est lui et lui seul qui relie les autres membres en dessous.

  • La topologie Ring : identitique à la topologie Chain, sauf qu’ici nous connectons simplement le premier membre de la stack avec le dernier. De cette manière, une redondance accrue est mise en place :

Ici, si le switch-03 venait à tomber, les informations pourront continuer de circuler entre les autres membres via le lien de switch-01/switch-05.

Maintenant que l’on y voit un peu plus clair, passons à la pratique avec la mise en place de deux commutateurs SG350 en une stack.

III) Mise en pratique

Ici je ne détaillerai l’installation que via la WebUI, mais sachez qu’il est tout à fait possible de réaliser l’opération/la maintenance via la CLI, cela va de soit.

Bien, la première étape est donc de connecter physiquement nos deux commutateurs entre eux :

Le choix de l’interface est libre, mais privilégiez une interface en début ou fin de switch, histoire de savoir s’y retrouver par la suite et d’avoir un ensemble cohérent 😉.

Ensuite, nous pouvons nous connecter sur l’interface web de switch-01 et nous rendre dans la partie Administration puis Stack Management.

Ici, nous devons choisir le mode opérationnel de la stack. Derrière ce charabis se cache en réalité un choix très simple: allons-nous utiliser des commutateurs ayant le même modèle, ou bien étant de modèle différent ? Si ils sont identitiques, nous prendrons l’option Native Stacking, sinon Hybrid Stacking. Bien-entendu, c’est à vous de vous renseigner sur la compatibilité des différents modèles…

Ensuite, nous devons cliquer sur le ou les ports utilisés pour le stacking. En règle général, on partira sur une topologie Ring et donc nous choisirons deux ports :

Une fois fait, les ports choisis deviennent jaunes, et nous devons choisir ensuite l’ID qu’aura le commutateur dans la stack. En règle général, laisser la valeur à Auto est un bon choix, sauf si vous ajoutez un appareil dans une stack déjà en place. Ensuite, il ne nous reste plus qu’à valider et le commutateur redémarre !

Il en va de même pour les différents commutateurs de la stack, la procédure est identique. Veillez simplement à choisir les bons ports, et le tour est joué. Une fois redémarrés, le Master de la stack vous demander de choisir un nouveau mot de passe, qui sera donc le même pour l’ensemble de la pile.

Une fois fait, nous pouvons retourner sur la WebUI et voir le statut de la stack. Normalement, vous devriez obtenir quelque chose comme ceci :

On peut donc voir nos deux commutateurs, avec les différents services activés, l’hostname (qui est désormais identique pour chaque membre, car ils ne font plus qu’un désormais, avec la même configuration), etc !

Cet article touche donc déjà à sa fin, j’espère comme d’habitude vous avoir appris quelques bricoles voir plus, et vous souhaite une bonne journée/soirée !